LA GOURMANDISE
La Gourmandise est à la fois une affaire de goinfres et de fines gueules.
En ces temps absurdes où tout se mélange, où les riches ne partagent rien et les pauvres mangent des vaches maigres farcies de couleuvres, la confusion est de mise. Mais, au village, nous préférons l’envisager comme une immense farce. Parce que, même si elle est écoeurante, la farce a l’avantage d’être spirituelle.
Et, à l’heure du goûter, en mâchant bien tout çà, nous revendiquerons du même coup le confusionisme, retrouvant le plaisir non dissimulé de mélanger des dégustations de la plus haute tenue prout-prout à la finesse des orgies Rabelaisiennes équitables.
Car nous avons faim. Mais une faim de cultiriture, sorte de confriture à base d’huile émotionnelle dans lequel on plonge des quartiers de bon voisinage tendres, accompagné de bouchées d’esprits saignantes ou confondantes comme des bonbons. Une nourriture de scène, avec digestion lente, sieste obligatoire et transit impeccable avant l’expulsion.
Laurent Rousseau
Directeur artistique

















